On m’y a emmenée avant même de savoir marcher et j’en ai gardé en mémoire ces femmes vêtues de noir marchant dans la mer, la chaleur brûlante de l’air, les regards des icônes que je trouvais trop sévères, ou trop absents, le goût de ces sites qui nous rappellent lorsqu’on les arpente seul qu’on appartient à un temps qui ne nous appartient pas. Au printemps 2025 la Grèce n’avais rien perdu, ni de mon enfance, ni de ses mystères. Il y avait surtout le printemps, des fleurs partout qui dansaient sur le temps, nos regards émerveillés et curieux, le souffle du vent qui ne se lasse jamais.