C’est le nôtre mais poussé dans ses dérives à l’extrême, ce sont des cultures rapportées sur une terre qui en manque. C’est une verticalité aussi fascinante et dessinée qu’effroyable. C’est aussi froid et bruyant que vert et immense. C’est tout en paradoxes. Un monde où les extrêmes se heurtent sans se voir, se jouxtent effrontément sans plus déranger, où l’éblouissement est presque un accord et la glissade un impensé. C’est un monde de surface(s) où l’image fait foi et le soleil ripe sur des clichés. Il n’en demeure pas moins qu’on y trouve l’or et la profondeur : là, comme abrité, dans les salles des musées, des primitifs italiens aux champs de blé de Brueghel, tout ce qui empli soudainement l’oeil et fait battre le coeur, en contrepoint frappant de ce qui les entoure et expose.